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MUSÉE NATIONAL DU PALAIS A TAIPEI,
les trésors de la culture chinoise |
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Ce musée est certainement le plus beau musée au monde d’art chinois. La majorité des œuvres qui y sont exposées proviennent des trésors accumulés
depuis des siècles par les différents empereurs chinois. Avant d’arriver jusqu’à Taiwan, cette immense collection a effectué un parcours étonnant.
Pour répertorier, protéger et mettre en valeur toutes ces œuvres d’une qualité et technicité extraordinaires, la dernière Cour Impériale Qing inaugura
en 1925 le Musée National du Palais dans l’enceinte de la Cité Interdite. En 1931, lorsque le Japon envahit le nord-est de la Chine, les objets d’art
les plus importants de cette collection furent transportés plus au sud vers Shanghai et Nankin sous le commandement du général Tchang Kaï-Chek. A partir
de 1937, la collection est exposée à Nankin pour une courte durée jusqu’à ce que l’invasion japonaise
devienne plus menaçante. La collection repart alors
dans les régions centrales du Sichuan et du Guizhou. En 1945, les œuvres peuvent revenir à Nankin pour seulement quatre ans. En 1949, Tchang Kaï-Chek se
réfugie à Taiwan et emporte avec lui un cinquième de la collection. Ce n’est qu’en 1965 que ces objets prennent place dans le nouveau Musée National du Palais,
construit à flanc de colline dans les environs de Taipei.
Depuis, les conservateurs du musée s’attachent à préserver et enrichir régulièrement la collection qui recense plus de 670 000 pièces. Celles-ci sont entreposées
dans des salles creusées dans la colline et exposées par roulement tous les trois ans dans le musée. Ce sont 5000 ans de civilisation chinoise qui sont offerts au public
à travers les plus belles œuvres de l’art chinois : céramiques, jades, bronzes, instruments de musique, laques, émaux, gravures, sculptures, costumes et coffrets
à miniature, peintures, calligraphies, broderies,
tapisseries, éventails, livres et documents historiques.
A l’occasion des cent ans de la République de Chine, le musée réorganise sa collection en proposant de nouvelles expositions particulièrement intéressantes. Le programme est disponible sur
le site du musée. On y
trouve également des consultations multimédia de très grande qualité qui permettent d’entrer dans la
dimension 3D de certains tableaux. Par exemple, le rouleau
« Along the river during the Ching-Ming festival ».
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photo : © François Brugier, BRTF |
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EN
ATTENDANT GODOT, de Samuel Beckett, mis en scène par le
taïwanais Wu Hsing-Kuo. La rencontre de deux mondes, celui
de l’absurde de Beckett revisité par l’un des plus grands
artistes dans le monde chinois qui, fidèle aux principes de
l’opéra de Pékin, allie le chant, la danse et l’acrobatie
pour proposer son interprétation poétique, d’une grande
beauté théâtrale.
A
voir au théâtre de l’Agora à Evry – 29 et 30 avril à 20h
Plus d’infos :
site du théâtre Agora
Navette gratuite aller-retour Paris-Evry (sur réservation :
01 44 39 88 66) |
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TAINAN
Tainan,
au sud-ouest de l’île, est l’une des plus anciennes cités de
Taiwan. Capitale de 1661 à 1885, elle est aujourd’hui la
destination culturelle principale de l’île.
Tainan abrite plus de trois cents temples témoins du lien intime de
Taiwan avec des milliers d’années de culture chinoise. On y trouve le plus vieux temple taïwanais dédié à Confucius (1665) qui,
pour répondre à sa fonction pédagogique, abrite encore aujourd’hui la première école publique du pays
; le temple Kuanti, domaine du dieu de la guerre Guan Gong dans lequel les fonctionnaires taiwanais procédaient aux rites officiels ; le temple de la grande impératrice céleste le plus ancien des dix-sept temples consacrés
à Matsu, déesse de la mer ou encore le beau temple de Nankushen, le plus grand et le plus ancien sanctuaire du dieu
de la peste Wangye, théâtre encore
aujourd’hui de rites sacrificiels.
Des
forteresses anciennes de plus de 300 ans témoignent d’un passé
tumultueux aux invasions successives : le vieux fort d’Anping
–ancien nom de Tainan- bâti entre 1624 et 1625 avec des pierres
venues de Java fixées grâce à une mixture de riz gluant, de
sirop de sucre de
canne
et de coquillages écrasés , le fort Provincia, érigé par les
hollandais en 1653 et la forteresse éternelle, qui se dresse à
l’écart de la ville, construite en 1874 pour consolider les
défenses chinoises. Enfin le Mausolée de Koxinga atteste du
statut de héros national donné à ce général, partisan des
Ming, qui libéra Taiwan des hollandais et fit de Tainan la
capitale. |
La recette du mois
MIJOTÉ DE PORC HACHÉ AUX ÉPICES
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Pour 4 personnes : |
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400 g
d’échine de porc désossée ou de filet
60 g
d’échalotes rouges allongées
2
gousses d’ail
2
c. à c. de sucre roux
4
c. à s. de sauce de soja
2 c. à s. d’alcool de
riz |
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Mélange
d’épices :
1 badiane, 5/6 grains de poivre du Sichuan et quelques grains de cumin,
quelques graines de fenouil.
Les envelopper dans une compresse de gaze fermée par de la
ficelle alimentaire.
Cannelle en poudre
Feuilles de coriandre fraîche |
Hacher le porc, émincer les échalotes et hacher finement l’ail.
Préparer la petite poche d’épices.
Chauffer une poêle avec un peu d’huile, y faire revenir pendant 2 minutes les échalotes. Ajouter la viande, bien remuer, saler et poivrer. Une fois la viande saisie, ajouter l’ail, la sauce de soja, l’alcool de riz, le sucre et 1/2 verre d’eau. Saupoudrer de cannelle et ajouter la poche d’épices.
Laisser mijoter
pendant ½ heure à feu doux. Avant de servir ajuster l'assaisonnement à son goût.
Ajouter les
feuilles de coriandre ciselées.
Si la sauce n’est pas assez liquide, ajouter de l’eau ou de la sauce de soja. On peut également ajouter du piment.
Servir avec du riz ou des pâtes chinoises.
N.B : Dans les épices vous pouvez ajouter du piment.
Ce plat,
魯肉 (lu rou), est une recette traditionnelle de la région de Tainan
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