|
Le Tibet ne se résume pas à la province autonome du même nom. Le Tibet historique que l’on appelle « Le grand Tibet » était composé depuis des siècles
de 3 provinces : l’U-Tsang, qui constitue aujourd’hui la majorité du Tibet actuel, l’Amdo qui recouvre la province du Qinghai plus une partie de l’ouest
du Gansu et le Kham, à cheval sur le Tibet actuel, l’ouest du Sichuan et le nord du Yunnan. En 1965, quand la Chine a procédé à ce découpage en créant
la région autonome du Tibet, elle a fait passer du même coup la population tibétaine de 6 millions à 2 millions de personnes. Bien que se retrouvant
hors des frontières de la « région autonome », ces tibétains sont restés extrêmement attachés à leur culture, leur mode de vie, leurs pratiques religieuses
et leur langue.
Au nord-est du Tibet, l’Amdo. On trouve une alternance de régions verdoyantes, de sommets, de zones marécageuses et de hauts plateaux. C’est
là où vit le peuple
nomade Ngolos (ou Goloks), à proximité de la montagne sacrée l’Amyen Machen. Ils avaient jadis la réputation de bandits de grands chemins, pilleurs de caravanes
de pèlerins ou de marchands. Aujourd’hui, l’accueil est chaleureux, que ce soit dans les villages, en se promenant dans les vallées ou en visitant les temples
de Langmusi ou de Labrang à l’extrême limite du territoire. Les fêtes annuelles sont l’occasion d’assister à de grands rassemblements colorés et authentiques.
Certains se retrouveront peut-être à partager le rite funéraire céleste au cours duquel la dépouille d’un défunt est laissée aux vautours. Des moments de
partage troublants et émouvants.
Au sud de l’Amdo, le Kham, pays des cavaliers Khampas. On y accède soit par le Yunnan au sud, soit par Chengdu capitale du Sichuan.
Géographiquement, Tagong est une des premières villes du Sichuan entièrement tibétaine, construite autour du monastère de Lhagang. Les drapeaux de prières flottent
au vent, la musique tibétaine est omniprésente. Un lieu idéal pour partir vers les prairies peuplées par les Khampas. C’est le pays des nomades et donc des balades
à cheval dans des paysages sauvages. En avançant à la limite des frontières tibétaines, Dege est à visiter pour son
imprimerie à sutras. Lieu étonnant où l’on découvre
toutes les étapes de la réalisation des textes sacrés bouddhiques. Autre lieu remarquable, Taopin dont les grandes maisons à étages collées les une aux autres forment
un ensemble compact semblable à une forteresse.
Il faut se rendre dans le pays de Kham, pour y découvrir les villages, les paysages mais surtout pour y rencontrer le peuple tibétain.
>>>Circuit
: Festival de Labrang
|