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Le nouvel an chinois est la fête la plus importante de l’année. Elle dure plusieurs jours, ponctuée
par de nombreux rituels destinés à placer la nouvelle année sous les meilleurs
auspices.
La danse du dragon ou du lion est un des événements incontournables de cette fête. Les origines de ces deux danses sont très anciennes. La danse du lion date de la dynastie Han (-205 à 220) et selon l’une des nombreuses légendes serait née à la demande de l’Empereur.
Celui-ci aurait vu cet animal fascinant chez un ambassadeur. La danse du dragon était populaire sous les Song (960-1279) et liée à
l'aura de cette créature mythique et symbolique. Ces deux danses
ont lieu le premier jour de l’année sont destinées à chasser les mauvais esprits. Le dragon comme le lion sont des animaux à la fois inquiétants et forts, dotés de pouvoirs protecteurs et suffisamment impressionnants pour faire fuir les esprits malins. Les danses sont effectuées à travers les rues, de jour ou de nuit et généralement par des
pratiquants d’arts martiaux.
La danse du lion est incarnée par deux danseurs, le premier contrôle la tête et le second anime le corps
à l’intérieur du costume relié à la tête. L’animal est réalisé en matériaux solides, légers et très colorés. Quant à la danse du dragon,
celle-ci nécessite une dizaine d’hommes sportifs et entrainés chacun tenant un manche au bout duquel est attachée une partie du dragon.
La tête pèse 10 à 15 kilos et les mouvements des danseurs doivent être savamment coordonnés. La couleur du dragon peut varier, vert pour une grande
moisson, jaune la couleur de l’empire, l’or ou l’argent symbolisant la prospérité, le rouge le bonheur. Lions et dragons évoluent au son des tambours,
cymbales et gong chassant la mauvaise fortune et accueillant la prospérité.
Autre coutume
incontournable, la distribution aux enfants et jeunes adultes non mariés de petites enveloppes rouges, les "hong bao",红包, contenant de l’argent.
Cette tradition très ancienne remonte à la dynastie Song où les enfants recevaient de leurs parents des assiettes de fruits et de gâteaux qu’ils partageaient
entre eux pendant les fêtes, puis ces assiettes ont été remplacées par des ficelles avec des pièces de monnaies. C’est ensuite au XVIIème siècle
que les enveloppes rouges sont apparues. Une façon pour les aînés de souhaiter un avenir favorable aux plus jeunes, le rouge étant la couleur du bonheur.
Il arrive aussi que l’on offre ces enveloppes aux plus âgés qui ne sont plus en âge de travailler.

Le montant d’argent échangé est généralement un nombre favorable
contenant
beaucoup de 8 ou multiple de 8, chiffre porte-bonheur car la prononciation « ba » est proche du mot
« prospérité ». Celle-ci est garantie autant à celui qui reçoit qu’à celui qui donne. Aujourd’hui, si la tradition persiste, elle évolue avec la
société de consommation qui tend à considérer le contenu plus important que le geste en lui-même. Ces enveloppes sont également offertes lors de
mariages ou de funérailles, le montant offert exprimant son degré d’attachement.
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