|
Dans le monde du roman policier chinois, les aventures du juge Ti, du sinologue Robert Van Gulik, sont un grand classique. Ces romans, riches en informations historiques, sont un bon moyen de découvrir la Chine de l'époque Tang. Depuis une dizaine d’années de nouveaux auteurs ont relevé le genre assez peu développé jusque là. Deux d’entre eux sont largement traduits en français. He Jiahong et Qiu Xiaolong,
pourtant de la même génération, donnent à leurs romans un éclairage différent sur la société actuelle,
de par leurs expériences personnelles. Le premier est juriste et professeur de criminologie à l’université du Peuple de Pékin. Son héros, Hong Jun est un jeune avocat formé aux Etats-Unis qui à travers les affaires criminelles qui lui sont confiées, s’assure que la loi est respectée et que la justice triomphe. L’auteur écrit pour un public chinois, et l’on retrouve dans ses romans au suspens bien ficelé, les éléments d’une certaine littérature populaire. Qiu Xiaolong, comme He Jiahong a fait ses études aux Etats-Unis mais a décidé d’y rester après les événements de Tian Anmen. Son héros, Chen Cao est inspecteur principal de la brigade des affaires spéciales de Shanghai, diplômé en langue étrangère , cadre du Parti, poète et membre de l’Union des écrivains. Les affaires qui lui sont confiées ont toujours un rapport avec des personnages appartenant ou ayant appartenu au Parti, l’occasion pour l’auteur, originaire de Shanghai, de dépeindre la corruption dans la société shanghaienne sous le régime de Deng Xiaoping.
Robert Van Gulik, Trafic d'Or sous les Tang - Christian Bourgois éditeur, collection 10/18.
He Jiahong : Le mystérieux tableau ancien, Crime de
sang, L’énigme de la Pierre-Œil-de-Dragon et Crimes et délits à la bourse de Pékin
- Editions de l’Aube noire.
Qiu Xiaolong : Mort d’une héroïne rouge, Visa pour Shanghai, Encres de Chine, Editions Point Poche, Le très corruptible mandarin,
De soie et de sang et La danseuse de Mao - Editions Liana Lévi.
|